Actualités sur les sectes en juillet 2002

Scientologie Pression de la scientologie sur certains sites Internet
Kryeon (*) 01/07/2002 Enfants en danger psychologique
Les Béatitudes (*) 01/07/2002 Les Béatitudes en question
Rose-Croix d'Or (*) 01/07/2002) Les Roses-Croix d'Or c'est quoi ?
Sectes (*) 01/07/2002) Développement personnel
Kryeon (*) 01/07/2002 Que sait-on de Kryeon?
Satanisme (*) 01/07/2002 Adolescence et attirance pour le satanisme
Actualités diverses Un psychiatre et une psychothérapeute visés par une enquête pour escroquerie
Témoins de Jéhovah La jeune fille gagne le combat pour refuser les transfusions sanguines
Témoins de Jéhovah (*) Deux femmes affirment avoir été abusées par un Témoin de Jéhovah
Actualités diverses Curieuses filatures
Sôka Gakkaï (*) La Sôka Gakkaï répertoriée comme secte
Falungong Falungong = anti-humanité, anti-science et anti-société
Raël Les Raéliens disent travailler au clonage de «10 à 20 clients»
Dozulé La Croix glorieuse de Dozulé étend son périmètre
Actualités diverses Catherine Picard candidate à la présidence de la MILS
Roch Thériault La libération conditionnelle refusée à Roch Thériault
Témoins de Jéhovah (*) Enfants maltraités
Raël Les «50 mères» des raéliens
Actualités diverses et Raël Technique tous risques
Témoins de Jéhovah Les témoins de Jéhovah rassemblés ce week-end
Témoins de Jéhovah (*) 14/7 Ce que subissent les petits enfants
Présentation du livre (*) 15/7 Comment les sectes vous manipulent. Les stratégies dévoilées
Sahaja Yoga (*) 15/7 Un témoignage
Scientologie Une procédure visant l'Eglise de scientologie déclarée prescrite
Témoins de Jéhovah La coordination des victimes s’exprime
Contre-Réforme Catholique(crc) (*)18/7 Georges de Nantes et son dauphin appellent à " LA REVOLUTION NATIONALE " !
Témoins de Jéhovah (*) 18/7 Les témoins de Jéhovah sont accusés de construire un paradis pour pédophiles
Scientologie La justice russe refuse en appel d'interdire l'église de scientologie à Moscou
Sectes Utilisation en justice d'un journal intime
Falungong Le pirate des ondes
Scientologie L'Église de scientologie n'embauche plus
Sectes et politique Financement des sectes créant des partis politiques
Actualités diverses 30 catholiques interpellés en Chine
Falungong Falungong reste une épine dans le pied de Pékin
Raël Les raëliens mettent en vente la première "machine à cloner"
Raël Les raëliens mettent en vente la première "machine à cloner"(suite
Raël Vous désirez cloner Mistigri ou Médor?
Scientologie Face à son ennemi juré, la Scientologie renverse les rôles
Raël Corée du Sud: enquête sur un possible clonage humain
Témoins de Jéhovah Choix des Témoins de Jéhovah admis
Sectes Pas d'amnistie en matière sectaire
Raël Concurrent de Raël condamné pour atteinte à la personnalité
Falungong Le Falungong présente une menace pour toute société humaine
Falungong La Chine s'oppose à la Chambre des représentants des Etats-Unis
Sectes Crise du catholicisme au Guatemala
Scientologie Une nouvelle procédure visant l'Eglise de scientologie déclarée prescrite
Communistes cosmiques Les adorateurs de Lénine et de Jésus
Actualités diverses L'Eglise catholique réclame la non-distribution d'un livre de femmes


(*) Articles ou documents qui, compte tenu de leur taille, ne sont pas ci-dessous, mais sur une page particulière ou sur le Web


  France : Scientologie

Pression de la scientologie sur certains sites Internet

BULLES, n°74, 2ème trimestre 2002,

[Résumé d’articles extraits de ZDNet France ]

Toujours si fermée à la critique, la scientologie mène la vie dure à ses pourfendeurs qui osent citer ses textes ou diffuser des témoignages sur Internet.

En excellente procédurière, elle n’hésite pas à faire appel à la Justice pour poursuivre ses détracteurs. Déjà en 1997, un ex-adepte américain avait vu perquisitionner sa maison à cause de son témoignage gênant sur le web. Un serveur de courrier (Anon) a été contraint, par la Justice, à révéler l’identité d’un de ses utilisateurs anti-scientologie et… à fermer boutique.

Dernièrement, la branche américaine de la scientologie a fait retirer certains passages du site Slashdot qui faisaient référence aux écrits de Ron Hubbard, fondateur de la scientologie, sous prétexte que ces textes étaient protégés par la nouvelle loi américaine de protection du copyright, le DMCA. Le copyright… nouveau moyen pour faire taire la critique sur ses documents internes !

On comprend pourquoi les avocats de la scientologie ont tout exploité pour faire disparaître ces textes de certains sites : en effet, ces textes secrets, réservés aux scientologues ayant atteint un niveau d’illumination suffisant (niveau OT III), relatent l’histoire de notre univers, il y a 4.000.000.000.000.000 ans ! A l’époque, l’univers était dirigé par le démoniaque Xénu "empereur de la confédération des planètes" qui extermina de nombreux Thétans du fait de la surpopulation. Autant dire que Xénu, l’ennemi juré des scientologues, en fait frémir plus d’un !

Par ailleurs, la scientologie (la branche américaine) a également exercé une forte pression sur le moteur de recherche Google afin que le site "operation clambake" (opération remue-ménage), faisant mention de ce fameux "texte fondateur", ne soit plus référencé lors de recherche avec comme mot-clé "scientology". Dans le même but, elle a par ailleurs envoyé deux injonctions à la société américaine Cignal Global Communications, prestataire du fournisseur d’accès hollandais de "l'operation clambake".

Ces divers exemples prouvent bien que la scientologie, tant dans le monde réel que dans le monde virtuel, se montre intolérante face aux critiques en tentant de les éradiquer, et donc peu encline à la liberté d’expression, un des fondements de la démocratie.

Rappels
:41 photos de ce site censurées sous la pression de la scientologie
Nouvelle suppression de photos


  France : Actualités diverses

Un psychiatre et une psychothérapeute visés par une enquête pour escroquerie

AFP, 2 juillet 2002

[Texte intégral]

PAU, - Un psychiatre et une psychothérapeute des environs de Pau ont été placés en garde à vue lundi et entendus par le juge Christian Mirande, près de deux ans après une plainte déposée par le père d'une patiente, inquiet du comportement anormal de sa fille, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Cette dernière, âgée de 25 ans, avait l'intention de se rendre dans un centre de soins du Pérou, projet annulé en raison de la plainte du père, a-t-on précisé de même source. Le psychiatre et la psychothérapeute, dont les identités n'ont pas été communiquées, devaient être laissés en liberté et leur audition n'a donné lieu à aucune mise en examen. Toutefois, le parquet a confié à la brigade de recherche de la gendarmerie de Pau une enquête préliminaire à la suite de la plainte pour escroquerie déposée par le père de la jeune fille.

En avril, le parquet de Pau, se fondant sur une disposition législative de 2001 visant à lutter contre les manipulations mentales et les groupes à caractère sectaire, avait ouvert une information judiciaire pour escroquerie et abus frauduleux de sujétion par les dirigeants d'un groupement, dont le psychiatre et la psychothérapeute sont soupçonnés d'être proches. L'enquête s'est rapidement focalisée sur un centre installé au Pérou, dans la forêt amazonienne, depuis 1992, et où un médecin français, Jacques Mabit, et des chamans assurent avoir mis au point une thérapie originale pour les toxicomanes.

Cette thérapie est basée, selon une documentation disponible sur internet, "sur l'ingestion, lors de sessions rituelles, de plantes sacrées", en l'occurrence de l'ayahuasca, une liane hallucinogène dont les effets sont comparables à ceux du LSD et classée dans les produits stupéfiants par la législation française. C'est dans ce centre, baptisé "Takiwasi" (la maison qui chante, en quechua) que voulait se rendre la jeune fille de 25 ans à l'origine de la plainte contre le psychiatre et la psychothérapeute de Pau. Outre ces derniers, les gendarmes ont également entendu, à Nantes et à Lyon notamment, des responsables de l'Institut français de recherche et d'expérimentation sur les thérapies traditionnelles (IFRETT), basé à Nantes, et qui propose des "séminaires" à Takiwasi moyennant environ 900 euros, hors nourriture et hors voyage. Le trésorier de l'Institut, père du docteur Jacques Mabit, a également été entendu.

Les gendarmes, dont l'enquête devra déterminer si l'ayahuasca permet d'exercer un contrôle mental sur ceux qui en consomment, ont également découvert, lors de leur perquisition chez le psychiatre palois, de la documentation relative à "la fraternité Notre-Dame", une association basée en Lot-et-Garonne et classée comme secte dans un rapport parlementaire de 1996.


  Canada : Témoins de Jéhovah

La jeune fille gagne le combat pour refuser les transfusions sanguines

 

CBC CA, 2 juillet 2002 (message de Ch.Chasson)

[Texte intégral]

CALGARY une jeune fille de 16 ans originaire de Calgary a gagné légalement le droit de diriger son propre traitement médical. La jeune femme, connue seulement sous le nom de Mia, souffre d'une forme sévère de leucémie. Elle est aussi une fidèle Témoin de Jéhovah. En février, un juge a ordonné à Mia d'être sous le patronage provisoire du gouvernement, donc que celui-ci pouvait dicter son traitement médical.

Mais, mardi un juge de la cour de famille a cassé cet ordre donnant à Mia le droit de refuser les transfusions sanguines. Après presque six mois de combat d'avocats, Mia a été capable de s'adresser au juge en personne. Elle a était entendue à partir d'une salle de conférences de l'hôpital.

D'une voix juste à peine au-dessus d'un chuchotement, Mia a parlé au juge de ses traitements. Elle a déclaré que les nombreuses transfusions sanguines qu'elle a dû supporter l'ont fait se sentir violé. Mia a dit qu'elle est soulagée qu'il n'y en ait plus - sa leucémie a pris une tournure des plus mauvaise et elle s'attend à mourir dans ces prochains jours. Cependant, la jeune femme a déclaré que c'était important pour elle de pouvoir s'adresser à la cour. Elle a déclaré que son cas relevait du droit de choisir ce qui était le meilleur pour son corps.

À l'extérieur de l'hôpital, le père de Mia n'était pas d'accord. Il a pressé la province de continuer son contrôle du traitement de Mia, y compris les transfusions sanguines. Il a déclaré que son point de vue lui a coûté sa famille et l'appui de son église. Mais, il a déclaré que la santé de sa fille doit remplacer ses croyances religieuses. "Elle a une chance de 10 pour cent de survivre. Même si elle avait un pour cent de chance, je voudrais qu'elle soit traitée. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.

Les anciens de l'église qui ont soutenu Mia tout le long de son épreuve, disent qu'ils sont heureux de la décision. De cette façon , ont-ils déclarés, Mia peut mourir en paix sans être torturée par des traitements. "Dès le début, nous avons été très clair que nous ne croyons pas que ce soit une question religieuse. C'est une question de droits de l'homme. C'est de la liberté de choix dont il est question," a déclaré Wayne McKee qui est le porte- parole des Témoins de Jéhovah dans le secteur de Calgary. Ce n'est pas le dernier chapitre dans l'affaire judiciaire de Mia.

Ses avocats ont demandé à la Cour suprême du Canada d'entendre ses arguments sur le fait de savoir si elle est assez mûre pour prendre ses propres décisions médicales. Ils ont demandé que l'application soit avancée, bien que cela viendra probablement beaucoup trop tard pour que Mia puisse participer. Tiré de http://www.cbc.ca/stories/2002/07/02/mia020702


  France : Actualités diverses

Curieuses filatures

Le Point, 6 juillet 2002

[Texte intégral]

Le président de la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS), Alain Vivien, qui vient d'envoyer sa lettre de démission à Jean-Pierre Raffarin, a fait l'objet de curieuses filatures en mars dernier.
Les policiers ont interpellé deux détectives privés en planque aux abords de son domicile, dont un ancien commandant de la DST


  Chine : Falungong

Falungong = anti-humanité, anti-science et anti-société

China Org, 9 juillet2002

[Texte intégral]

Le Quotidien du Peuple publie mardi un commentaire dénonçant la nature d'anti-humainité, anti- science et anti-société de la secte Falungong.

Le commentaire, intitulé "nouveaux crimes de la secte satanique du Falungong", indique que les organisations du Falungong à l'étranger, au mépris de la condamnation universelle, a commis un nouveau crime grave, en piratant le satellite "Sinosat".

Il s'agit là d'une violation du droit international et de la moralité publique.Le commentaire souligne que l'humanité est entrée dans une ère de l'information durant laquelle la transmission régulière et en sécurité des informations assure les activités normales de la société.

La communauté internationale a adopté les conventions concernées et toute une série de règlements qui ont été largement reconnus et observés par la suite. C'est un exemple de l'intelligence humaine, un symbole du progrès social et de la civilisation et une garantie sûre pour le développement économique et la stabilité sociale.

Or, l'organisation du Falungong à l'étranger a piraté le Sinosat, interrompant les signaux normaux du programme de la télévision et compromettant la sécurité des informations publiques, portant ainsi préjudice aux intérêts du public.C'est un défi lancé contre l'ordre international, la moralité sociale et la civilisation, commente le Quotidien du Peuple, notant qu'un tel acte illégal ne manquera pas d'être dénoncé par la communauté internationale.

Agir en violation des règlements, se montrer hostile à l'humanité et faire ce qu'on veut, telles sont les caractéristiques communes de toutes les sectes sataniques dans le monde, fait remarquer le commentaire.le Sinosat est utilisé pour transmettre les signaux de la radio et de la télévision aux régions rurales et aux régions montagneuses reculées de Chine où les habitants n'ont pas accès à de telles informations.

Le commentaire qualifie le piratage du Sinosat par l'organisation du Falungong à l'étranger d'un grand crime du Falungong mené par Li Hongzhi.Ce piratage montre encore une fois que le Falungong est un ennemi commun de l'humanité. Le commentaire appelle à réaliser la vraie nature du Falungong et met les gens en garde contre sa sinistre nature, car, la secte satanique du Falungong continuera à provoquer des troubles et la destruction.

De toute façon, l'histoire prouve que le Falungong est voué à l'échec.


  Japon : Raël

Les Raëliens disent travailler au clonage de «10 à 20 clients»

News Suisse International, 10 juillet 2002

[Texte intégral]

TOKYO - Les Raéliens affirment travailler actuellement au clonage de «10 à 20 clients». Selon un responsable de Clonaid, société de clonage humain liée à la secte, «50 mères porteuses» ont accepté de participer à l'opération.

«Nous les avons choisis dans une liste de 2000 ou 3000 personnes», a précisé le vice-président de Clonaid, Thomas Känzig. Ce Suisse d'origine et membre de la secte des Raéliens a présenté ces recherches à la presse dans le cadre de la première Exposition internationale Bio au Japon.

La société présentera des résultats de son projet «dans quelques mois». Le premier salon Bio Expo Japan réunissait 250 exposants japonais et étrangers de l'industrie médicale dont Du Pont et Roche Diagnostics.

En dépit de promesses faites sur le site de Clonaid de montrer les résultats partiels du processus de clonage, M. Känzig a refusé de dire à quel stade le mouvement est exactement parvenu. De nombreux scientifiques doutent du sérieux de l'opération.

La firme Clonaid affirme que le clonage humain permettra aux gens souffrant d'infertilité ainsi qu'aux célibataires et homosexuels d'avoir des descendants. «Grâce au clonage, ils peuvent réaliser leur rêve», a dit M. Känzig, estimant que le clonage d'une personne coûtera environ 200 000 dollars.

La secte des Raéliens a été créée par «Raël», alias Claude Vorilhon, un ancien journaliste français qui vit au Québec, se présente comme un prophète dans la lignée de Moïse ou Mohammed et affirme que le clonage permettra à l'humanité d'atteindre la vie éternelle.

Les Raéliens disent avoir 55 000 adeptes dans le monde. Ils pensent que la vie sur la terre a été établie par des extra-terrestres arrivés en soucoupes volantes il y a 25 000 ans et que les humains ont été créés par clonage.

Commentaire : On peut se demander comment un salon aussi prestigieux a pu accepter un exposant de cette nature ! Mathieu Cossu


  France : La croix glorieuse de Dozulé

La Croix glorieuse de Dozulé étend son périmètre

La Dépêche, 11 juillet 2002 par Bruno HUET.

[Texte intégral]

HAUTES-PYRENEES - Une secte à Laloubère

«Je suis tolérant mais je ne veux pas que l'on m'impose une croix. » A quelques mètres du jardin d'André Corninboeuf, un habitant de Laloubère, une croix bleue et blanche s'élève à plus de 7 mètres du sol. Erigée sur un terrain privé il y a quatre ans, cette croix n'avait jusque-là pas suscité d'inquiétude particulière.

Changement de décor il y a moins d'un mois, lorsque une poignée de riverains a découvert que la Croix glorieuse de Dozulé était le signe ostentatoire d'une secte recensée dans un rapport d'une commission d'enquête parlementaire.

« Il y a huit ou neuf ans, notre voisine, se souvient André Corninboeuf, a fait construire une petite chapelle dans son jardin et enfin cette croix. » Une croix qui se met, certaines nuits, à scintiller. Ce détail a fait déborder le vase. « Aujourd'hui, note le voisin exaspéré, on est passé d'une activité religieuse à un mysticisme exagéré. Nous avons demandé à plusieurs reprises que la croix soit rabaissée. Nous avons également demandé à madame le maire qu'elle intervienne. Mais rien n'y fait. »

La fin du monde
Reste que la présence d'une croix de Dozulé à Laloubère n'est pas un cas isolé. En Normandie, dans le Loiret ou en Provence, des dizaines de villageois se sont liguées contre les pratiques de la secte et contre l'érection de ces croix dont la hauteur est invariablement fixée à 7,38 m. Selon les adeptes de la Croix de Dozulé, cette hauteur est le centième de la croix qui aurait dû être érigée à Dozulé dans le Calvados, en hommage aux messages délivrés par le Christ, entre 1972 et 1982 à Madeleine Aumont.

Selon cette habitante de Dozulé, Jésus lui aurait annoncé l'imminence d'un cataclysme détruisant la terre, à l'exception de son village, si une croix de 738 mètres venait à être édifiée. Mais à l'évidence, le projet était techniquement voué à l'échec. Les adeptes vont donc contourner les désirs divins en s'imposant la construction de 100 croix de 7,38 m de haut. Reste que la construction seule ne suffit pas. Les adeptes doivent également s'assurer de donner les couleurs de la vierge Marie à leur symbole et la rendre lumineuse dès la nuit tombée, car « Jésus est la lumière du monde. »

Hier matin, André Corninboeuf a rencontré Régine Lauron, le maire de Laloubère, en vue d'obtenir une conciliation. Visiblement embarrassé par la tournure que prennent les événements dans le quartier des rues du Bousquet et du Pic, le premier magistrat se limite à un no comment.

« La construction de la chapelle et de la croix ont fait l'objet de toutes les autorisations administratives. Je n'ai absolument rien à dire sur ce sujet », explique Régine Lauron avant d'affirmer que « ce problème est du ressort de la préfecture. »

« Elle rallie les gogos»
En attendant, tous les jeudis des adeptes de la Croix de Dozulé viennent prier et se recueillir devant un symbole, que l'église chrétienne a ouvertement condamné. En 1991, l'évêque de Bayeux Pierre Pican avait averti: « Le pseudo-message de Dozulé dont l'extravagance et le caractère absolu ne méritent pas qu'on s'y arrête, est habilement commercialisé sous la forme de tracts, de supports médiatiques, d'appels divers relancés régulièrement d'ouvrages de vulgarisation. Cette surabondance donne une impression de sérieux: elle est proprement illusoire et rallie les gogos. »


  France : Actualités diverses

Catherine Picard, candidate à la présidence de la MILS

L'Express, 11 - 17 juillet 2002

[Texte intégral]

La Socialiste Catherine Picard, ancienne présidente du groupe parlementaire d'études sur les sectes est candidate à la succession d'Alain Vivien à la tête de la Mission Interministérielle de lutte contre les sectes (MILS)


Canada : Roch Thériault

La libération conditionnelle refusée à Roch Thériault

Cyber Presse, 2 juillet 2002 (message de Ch.Chasson)

[Texte intégral]

Presse Canadienne Dorchester, Nouveau-Brunswick-
Parce qu'il représente encore un risque élevé de danger pour la société, le tristement célèbre Roch «Moïse» Thériault devra demeurer derrière les barreaux et se soumettre à une série d'évaluations. Aussi: Thériault apparaît diminué et frêle Gabrielle Lavallée soulagée C'est le verdict qu'ont rendu jeudi matin les trois membres de la Commission nationale des libérations conditionnelles.

Cette décision ne devrait pas trop offusquer Thériault. Il a précisé d'entrée de jeu, pendant sa comparution, qu'il préférait demeurer incarcéré, parce qu'il affirme craindre pour sa sécurité à l'extérieur des murs de la prison. Une de ses victimes, Gabrielle Lavallée - à qui Thériault a amputé un bras -, a mené une campagne pour s'opposer à sa libération.

Elle soutient que c'est un homme extrêmement dangereux. Mme Lavallée était présente lors de l'audition de jeudi matin. Elle se décrit comme une «survivante» et a publié un livre sur son expérience, «L'Alliance de la Brebis», maintenant vendu à plus de 231 000 exemplaires. Mme Lavallée y raconte le quotidien de la commune autant en Gaspésie qu'à Lindsay, au nord-est de Toronto, là où Thériault et son groupe auront été finalement arrêtés par la police en 1989. C'est d'ailleurs grâce au témoignage de Mme Lavallé que la police aura réussi à amasser des preuves incriminant le gourou. Thériault, 57 ans, mieux connu sous le nom de Moïse, purge depuis 1989 une peine de prison à perpétuité pour le meurtre au deuxième degré de Solange Boislard. Il a terminé de purger d'autres peines pour d'horribles sévices corporels imposés aux membres de la secte qu'il dirigeait, y compris ses neuf «femmes». Il est admissible, depuis la fin de l'année 1999, à une libération conditionnelle. L'audition de la Commission nationale des libérations conditionnelles a eu lieu dans une salle du pénitencier de Dorchester, situé au sud de Moncton, où Thériault est emprisonné.

Thériault apparaît diminué et frêle.
Celui que l'on décrit comme dangereux et représentant un risque de récidive semble aujourd'hui bien peu menaçant. Roch Thériault, qui a fait subir les plus terribles sévices aux adeptes de sa secte, est apparu jeudi matin, lors des auditions de la commission des libérations conditionnelles, comme un homme vieilli, frêle et diminué. Agé de 55 ans, très maigre, sans la barbe qui le caractérisait, cheveux rasés, se déplaçant lentement avec l'aide d'une canne, Thériault ne projette pas à première vue l'image d'un tortionnaire.

Gabrielle Lavallée, une de ses victimes, présente aux auditions, n'a pu s'empêcher de ressentir un peu de pitié envers l'homme qui lui a fait subir un calvaire et qu'elle n'avait pas vu depuis neuf ans. «C'est un monstre, je crois, qui a eu un bon coup», a admis Mme Lavallée faisant une longue pause avant d'ajouter «mais ça n'en demeure pas moins un monstre." Interrogé par les commissaires sur ce qu'il a fait subir à ses victimes, Thériault a répondu ne pas en avoir de grands souvenirs étant donné qu'il ingurgitait beaucoup d'alcool à l'époque et qu'apparemment, il devenait alors une autre personne. Quelques «flashbacks terribles» lui reviennent de temps à autre, a-t-il dit. «Est-ce que vous pensez aux victimes?» lui a demandé Léonard LeBlanc, l'un des commissaires. «Je les ai brisés mortellement. J'ai provoqué des cicatrices inguérissables. Ils (les membres de la secte) m'ont aimé véritablement et moi je les ai battus», a répondu Thériault.

Les commissaires ont tenté en savoir plus sur sa perspective. Thériault a repoussé le blâme sur l'alcool, qui le mettait hors de lui, mais sans jamais détailler les événements du passé. Interrogé sur la raison pour laquelle il a formé la secte, Thériault a répondu qu'il «était un Jesus freak des années 70». Le commissaire Bernard Leblanc a tenté d'en savoir davantage en lui rappelant certains gestes précis inscrits à son dossier criminel. «Quand tu donnais des coups de poing dans le ventre des femmes enceintes, tu ne pensais pas vraiment aux humains. A qui tu pensais quand tu posais ces gestes?», a dit le commissaire. «On va dire à moi», s'est contenté de répondre le prisonnier. La demande d'audition aura également permis d'en apprendre un peu plus sur le profil psychologique du prévenu. Les psychiatres n'auraient pas décelé de problème précis chez lui, à part un «trouble narcissique» marqué qui le fait sentir supérieur, surtout dans les relations affectives. Thériault a tenté d'expliquer qu'il était «bipolaire» et qu'il devait prendre de la médication pour traiter cette maladie. Son agent de gestion l'a contredit, notant qu'il s'agissait d'un «autodiagnostic», que les experts n'étaient pas arrivés à cette conclusion. Les seuls médicaments qu'il prendrait serviraient à contrôler son angoisse. Au sujet de son comportement à l'intérieur de la prison, les échanges pendant les auditions ont permis d'en déduire que Roch Thériault, bien qu'il ne soit pas en isolement, ne socialiserait pas beaucoup. Il continue de recevoir la visite de femmes, mais dans des conditions strictes qui ne permettent maintenant aucun rapport intime. Les auditions auront permis néanmoins de préciser que, depuis le début de son incarcération, en 1989, Thériault a conçu deux enfants avec deux femmes. A cause du comportement du prisonnier et d'un événement en particulier (qu'on ne veut révéler), le gourou ne peut plus voir ces enfants avant qu'ils aient atteint l'âge de 18 ans.

Gabrielle Lavallée se dit soulagée
Gabrielle Lavallé, une ex-membre de la secte de Roch Thériault qui a eu un bras amputé par ce dernier, était soulagée de voir qu'il demeurera derrière les barreaux. Mme Lavallée a souligné le sérieux de la Commission nationale des libérations conditionnelles qui a reconnu que M.Thériault présentait un haut risque de récidive. Mme Lavallée assistait à l'audience; elle a indiqué que Roch Thériault, amaigri, semblait frêle devant des personnes qui le jugeaient pour des crimes très graves. Elle a expliqué que cette scène lui rappelait sa propre expérience au sein de la secte alors qu'elle ne pesait plus que 36 kilos et qu'elle avait été jugée par M.Thériault et soumise à de nombreux sévices corporels, allant jusqu'à l'amputation de son bras sans anesthésie.


  Japon : Raël

Les «50 mères» des raéliens

Libération, 12 juillet 2002 par Corinne Bensimon

[Texte intégral]

Clonaid, société de clonage humain créée par la secte des raéliens, serait-elle en mesure de parvenir à ses fins ?

Les «résultats dans le clonage d'un être humain» qu'elle a présentés mercredi au Salon Bio-Expo à Tokyo n'inclinent guère à le croire. La secte a affirmé lors d'une conférence de presse qu'elle travaille actuellement au clonage de «10 à 20 clients», ajoutant que «50 mères porteuses» ont accepté de participer à l'opération et que la société annoncera des nouveautés «dans quelques mois».

En attendant, elle a présenté des éléments qui ne sont pas pour crédibiliser ses propos : des photos d'embryons et un appareil de fusion cellulaire. «Les embryons sont au stade de huit cellules, note Jean-Paul Renard, spécialiste du clonage animal à l'Inra. Il est impossible de dire s'ils sont issus d'une fécondation in vitro ou d'un clonage. En ce qui concerne la machine, «il s'agit d'un électro-stimulateur de fusion membranaire ordinaire, utilisé dans des laboratoires de biologie, que l'on travaille sur des neurones ou bien sur des cellules embryonnaires».

A noter un changement de phraséologie chez Clonaid : jusqu'ici l'Eglise raélienne estimait que le clonage permettait à ses adeptes de gagner la vie éternelle. A présent, elle promet de donner des enfants «aux célibataires et aux couples homosexuels».


  France : Actualités diverses et Raël

Technique tous risques

Libération , 12 juillet 2002 par Corinne Bensimon

[Texte intégral]

Le clonage de Dolly a ouvert la porte à toutes les aventures

C'est la grossesse la plus longue. Elle a commencé il y a soixante-cinq mois. En février 1997 précisément, quand des chercheurs écossais ont présenté Dolly, le premier clone de mammifère adulte. Depuis ce jour-là, le monde est gros d'un clone, humain cette fois. En effet, la brebis a immédiatement suscité de fantastiques vocations. Il y a eu d'abord l'inconnu docteur Seed. Puis la secte des raéliens, illuminés par leur contact avec le monde extraterrestre. Et même, plus tard, on a vu surgir de nulle part, s'invitant à une audition du Congrès américain sur le clonage, l'Américano- Israélien Avi Ben Abraham qui, dans une autre vie, avait promis de ressusciter le Christ à partir de l'ADN collé sur le Saint Suaire, et proposait de cryogéniser tout un chacun en attendant des jours meilleurs.

Piètres candidatures.
Le Dr Seed et Avi Ben Abraham sont retombés dans l'oubli. Quant aux raéliens, bien «accro», ils viennent de décrocher une licence de revente d'un appareil de laboratoire . Si les choses étaient restées entre ces mains-là, on aurait pu parier que Dolly accoucherait plus probablement d'une souris que d'un bébé.

Abolition.
Le clonage est un fantasme : abolition du temps et du sexe, éternité promise et autres figures mythiques. C'est aussi une surprise scientifique, ouvrant un immense champ de recherche : «Le clonage est impossible chez les mammifères», avait écrit dans Science, au milieu des années 80, l'excellent généticien Davor Solter... Mais c'est d'abord, très prosaïquement, une nouvelle technique de procréation. Cela n'a pas échappé aux plus aventuriers des médecins de la fertilité humaine. Severino Antinori en est. Il n'est sans doute pas le seul. Le pionnier de la fécondation in vitro, Robert Edwards, aime à évoquer l'hostilité qu'il a affrontée il y a trente ans : les auditions au Congrès, les anathèmes. Et finalement, la revanche d'avoir eu raison contre tous, d'avoir donné à des centaines de milliers d'êtres humains des cinq continents le bonheur d'être parents. Et de rappeler, à Vienne, que «lorsque le gouvernement britannique avait autorisé la fécondation in vitro, un millier d'enfants étaient déjà nés par cette technique». Autant d'encouragements reçus cinq sur cinq par Antinori et bien d'autres combattants de la stérilité.

Pourtant, il y a un gouffre de la FIV au clonage. La FIV, chez l'homme, n'a été précédée presque d'aucune expérience chez l'animal. Chance : la FIV ne semble pas altérer les processus fondamentaux de développement embryonnaire. Mais c'est tout l'inverse avec le clonage. Les animaux sont là pour témoigner des risques, nombreux, d'anomalies in utero, puis à la naissance, ou peu après la naissance. 40 %, environ, n'en sortent pas vivants. Le «père» de Dolly, Ian Wilmut, l'a dit dans Science et au Congrès américain : «Ne clonez pas l'homme !» Et puis il y a l'autre risque, souvent laissé pour compte, de cette étrange gémellité «transgénérationnelle» qui affligera le père et le fils, ou la mère et la fille.

Moratoire.
Les alarmes ont été tirées. Et puis rien, ou pas grand-chose. Quelques lois, beaucoup de projets. Du côté médical, la Société européenne de reproduction humaine (Eshre) et son équivalent américain (Sarp) ont appelé leurs membres à un moratoire sur le clonage reproductif. La lettre est là, l'esprit n'y est pas, du moins il n'est pas clair pour tous. Parce qu'on rechigne à arrêter la marche du progrès scientifique, parce que le désir d'enfant n'a pas de prix. Et parce qu'une autre perspective, née également de Dolly, a singulièrement perturbé les débats. Celle du clonage thérapeutique, de ces embryons humains que l'on fabriquerait par clonage pour en tirer des cellules à tout faire, compatibles avec le malade cloné...

Un fantasme, en l'état de la science, dont, étrangement, les plus ardents promoteurs viennent des rangs de la médecine de la reproduction. Les biologistes cellulaires, eux, sont bien plus sceptiques sur les miracles à attendre de ces embryons de clones humains. Ainsi le Congrès américain n'a-t-il rien voté, redoutant de jeter le clonage thérapeutique avec le reproductif.

Résultat : la grossesse avance. «Les personnes créées par clonage devront avoir les mêmes droits que celles créées par d'autres voies... Un être humain, quelle que soit la façon dont il a été créé, est d'abord un être humain.» Ainsi parlait le journal médical The Lancet, en janvier 1999


  France : Témoins de Jéhovah

Les témoins de Jéhovah rassemblés ce week-end

 

La Voix du Nord, 13 juillet 2002

[Texte intégral]

DOUAI - - A la halle « expo » de Douai se déroule ce week-end, l’assemblée du district des Témoins de Jéhovah. Organisée par le collège central, elle regroupe plusieurs milliers de personnes du Nord - Pas-de-Calais, de la Somme et de la Picardie. Pendant trois jours et ce jusqu'à dimanche, discours, prières, et scène théâtrale sont au programme. Avec l’objectif de former les évangélisateurs.


  France : Scientologie

Une procédure visant l'Eglise de scientologie déclarée prescrite

AFP 16 juillet 2002

[Texte intégral]

PARIS - Une procédure ouverte en 1983 suite à des plaintes de personnes se disant victimes de l'Eglise de scientologie a été déclarée prescrite vendredi par un juge d'instruction parisien, a-t-on appris mardi de source proche du dossier.

Cette information avait été ouverte en 1983 notamment pour "escroquerie et exercice illégal de la médecine" après le dépôt d'une dizaine de plaintes, dont sept ont été retirées à la suite d'une transaction.

L'enquête avait conduit à la mise en examen de plusieurs responsables de la secte. En juillet 1988, le dossier avait été confié au juge d'instruction Marie-Paule Moracchini. La procédure devait ensuite théoriquement être jointe à une autre enquête judiciaire visant la même secte, qui avait été ouverte en 1989 et confiée au même juge d'instruction. Mais dans une ordonnance du 12 juillet 2002, le juge d'instruction Colette Bismuth-Sauron, qui avait récupéré le dossier en février 2002, a constaté que celui-ci était prescrit.

La "jonction" des deux dossiers - celui de 1983 et celui de 1989 - aurait pu interrompre cette prescription mais elle n'a pas eu lieu, a noté le juge. "Les deux procédures (...) ont été gérées au plan judiciaire de façon distincte depuis leur origine", a constaté Mme Bismuth-Sauron, ajoutant que sa collègue n'avait pas fait constater les liens existant entre les deux instructions et qui justifiaient leur jonction.

Parallèlement, le juge Moracchini n'a réalisé aucun acte qui aurait permis d'interrompre la prescription entre mai 1990 et la date limite du 10 mai 1993, a encore noté Mme Bismuth-Sauron.

La prescription de cette procédure signifie notamment que les plaignants ne pourront plus obtenir le recouvrement des sommes qui leur auraient été dérobées, a indiqué Me Olivier Morice, avocat de la plaignante Julia Dasquet.

Au coeur de multiples polémiques depuis plusieurs années, Marie-Paule Moracchini avait été poursuivie devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour "manque de rigueur" et "atteinte à la crédibilité de sa fonction", pour la disparition de pièces dans un dossier lié à l'Eglise de scientologie. Le CSM l'avait blanchie en décembre 2001, estimant qu'elle n'avait pas commis de faute.

L'Eglise de Scientologie s'est félicitée mardi de cette prescription, évoquant dans un communiqué un dossier "vide de tout fondement"


  France : Témoins de Jéhovah

La coordination des victimes s’exprime

La Voix du Nord, 13 juillet 2002

[Texte intégral]

Plusieurs milliers de Témoins de Jéhovah sont rassemblés ce week-end à la Halle Gayant-Expo de Douai (nos éditions de samedi 13).

A ce propos, la coordination nationale des victimes des Témoins de Jéhovah rappelle que la cour d’appel de Paris vient de confirmer que cette organisation « doit 45 millions d’euros à l’administration française et tarde à s’acquitter de sa dette » tout en organisant ce mois-ci 28 meetings en France « pour un coût de location de plusieurs dizaines de milliers d’euros ».

En apprenant que les réunions françaises sont organisées par le collège central (basé à Brooklyn), la coordination des victimes pose deux questions : « Par quel circuit financier l’argent de la location a-t-il transité entre Brooklyn et Douai ? Le syndicat intercommunal, propriétaire de Douai-Expo, est-il légalement et moralement en mesure de demander au comptable de l’administration fiscale dont il dépend d’encaisser ce loyer ? ».


  Russie : Scientologie

La justice russe refuse en appel d'interdire l'église de scientologie à Moscou

AFP. 18 juillet 2002

[Texte intégral]

MOSCOU - La justice russe a refusé jeudi en appel d'interdire l'église de scientologie à Moscou, rejetant une demande en ce sens du ministère de la Justice, a rapporté l'agence Itar-Tass, citant l'avocate de l'organisation.

Le ministère réclamait l'annulation d'une décision rendue en première instance le 30 avril qui avait également refusé de dissoudre l'organisation, a annoncé l'avocate de l'église de scientologie Galina Krylova.

Le ministère de la Justice avait affirmé à l'appui de sa demande que l'église de scientologie n'avait pas été réenregistrée comme l'exige une nouvelle loi sur les organisations religieuses et qu'elle ne menait plus d'activités à Moscou. La cour a estimé que la loi n'avait pas été violée et que l'organisation fonctionnait toujours dans la capitale russe, selon l'avocate.

Les adeptes de la scientologie revendiquent à Moscou 10.000 membres. Leur "centre humanitaire Ron Hubbard" occupe un grand bâtiment dans le nord-est de Moscou et emploie 200 salariés. L'église de scientologie a le statut de religion aux Etats-Unis, mais elle est considérée comme une secte par ses détracteurs dans de nombreux pays occidentaux et poursuivie devant les tribunaux.

Une loi russe de 1997 proclame la liberté de culte pour les religions dites "traditionnelles" que sont l'orthodoxie, l'islam, le bouddhisme et le judaïsme, et interdit le prosélytisme pour les religions considérées comme nouvellement implantées en Russie.


Canada : Sectes

Utilisation en justice d'un journal intime

Cyber Presse, 18 juillet 2002

[Texte intégral]

Les avocats pourront interroger au sujet d'un journal intime

Le chef d'une secte de la Colombie-Britannique, reconnu coupable d'agressions sexuelles contre des adolescentes, aura droit à un nouveau procès pour deux des chefs d'accusation pesant contre lui, ce qui permettra à ses avocats de contre-interroger plus longuement une présumée victime à propos de son journal intime, a statué la Cour Suprême du Canada.

Ivon Shearing, leader de la Kabalarian Society, a été reconnu coupable par la Cour suprême de la Colombie-Britannique, en 1997, de deux chefs d'accusation de viol, trois d'agression sexuelle, quatre d'attentat aux moeurs et trois de grossière indécence, entre 1966 et 1989, sur sept adolescentes. Deux des quatre condamnations pour attentat aux moeurs ont été annulées par la Cour d'appel de la Colombie-Britannique, en 2000, et un nouveau procès a été ordonné. Le plus haut tribunal du pays a autorisé jeudi la tenue d'un second procès dans une cause concernant une adolescente de 15 ans qui, en 1970, vivait avec sa mère et sa soeur dans le même foyer de groupe que Shearing. Il l'aurait alors présumément violée et agressée.

Les avocats de Shearing avaient porté toutes les condamnations en appel, alléguant que le juge du procès n'aurait pas dû accepter d'entendre deux témoins, ni limiter le contre-interrogatoire d'une plaignante à propos du contenu de son journal intime. La Cour suprême a statué, à sept juges contre deux, que les témoignages de la femme, maintenant âgée d'une quarantaine d'années, et de sa soeur étaient admissibles au procès, mais se sont dits d'accord avec Shearing, qui affirmait que ses avocats auraient dû être autorisés à lui demander pourquoi elle n'avait pas noté le présumé viol dans son journal intime.

Les autres condamnations de Shearing, dont le viol et l'attentat aux moeurs commis contre la soeur de la présumée victime, ne sont pas affectées par le jugement. Un avocat de la défense, Richard Peck, a souligné que la décision de la Cour suprême ne changerait pas tellement le sort de son client, qui est maintenant âgé de près de 70 ans. Shearing, qui avait purgé environ 16 mois sur une sentence de cinq ans, est retourné en prison cette semaine. Il était en liberté sous cautionnement depuis 2000, en attendant le résultat de l'appel.

La Cour suprême précise que l'omission du présumé viol dans le journal intime ne prouve pas que le viol n'a pas eu lieu. Elle ajoute que la défense a le droit d'interroger le témoin au sujet de cette omission, surtout à la lumière de certaines contradictions constatées entre le journal et son témoignage sur d'autres questions. Les deux juges dissidents, Claire L'Heureux-Dubé et Charles Gonthier, croyaient au contraire que le droit du respect à la vie privée de la présumée victime devait l'emporter sur le droit de la défense de la contre-interroger.

Le Collectif masculin contre le sexisme déplore l'arrêt Shearing qui «risque de faire encore reculer les droits des victimes de viol face à leurs agresseurs, en accordant à ceux-ci un accès illimité au journal intime des femmes agressées». Il est inacceptable que de soi-disant «droits des hommes» soient utilisés pour priver des femmes de leurs libertés fondamentales, a déclaré le secrétaire du collectif, Martin Dufresne, par voie de communiqué. http://www.cyberpresse.ca/reseau/actualites



  Chine : Falungong

Le pirate des ondes

Le Point . 19 juillet 2002 - N°1557 - Page 45 - par Marc Nexon

[Texte intégral]

Les spots pirates de Falungong, la secte interdite, perturbent la télévision officielle chinoise. Les autorités réagissent.

Pékin - « Falungong veut nuire à l'âme du peuple chinois. » Ces jours-ci, les passagers des trains de nuit arrivant en gare de Pékin subissent un réveil tonique. Un message radiodiffusé leur détaille les méfaits de la secte d'inspiration bouddhiste devenue l'ennemi public numéro un. Les journaux télévisés dénoncent « l'hérésie » et « les crimes » de Falungong. Motif de la nervosité des autorités ? Le piratage, il y a trois semaines, de la télévision officielle par les adeptes de la secte. Une humiliation nationale.

Falungong n'en est pas à son coup d'essai. Depuis le début de l'année, elle a tenté de brouiller plusieurs émissions. Jusqu'ici sa démarche n'a jamais dépassé le cadre de quelques villes du Nord. Cette fois, l'organisation, interdite il y a trois ans à l'issue d'un rassemblement, place Tiananmen, de 10 000 de ses membres, a frappé fort. Entre le 23 et le 30 juin, elle a régulièrement interrompu la retransmission par satellite des neuf réseaux de la télévision centrale et de dix chaînes provinciales situées dans le Sichuan, le Guizhou et le Yunnan.

Des millions de Chinois ont ainsi découvert sur leur écran les fidèles de Falungong exprimant leur foi et se livrant à leur gymnastique traditionnelle. Des spots pirates de vingt secondes diffusés quotidiennement au cours des matchs de la Coupe du monde de foot et des cérémonies du cinquième anniversaire de la rétrocession de Hongkong...


  Canada : Scientologie

L'Église de scientologie n'embauche plus

Le Devoir . 19 juillet 2002 pae Fabien Deglise

[Texte intégral]

C'est terminé. L'Église de scientologie n'embauche plus, ou du moins, si elle le fait toujours, elle semble avoir changé de stratégie. Quinze jours après que Le Devoir eut révélé les techniques douteuses de recrutement de l'organisation dite religieuse par offres d'emploi qui n'en étaient de toute évidence pas, les affiches arborant un sans équivoque «On embauche» ont désormais disparu de la devanture du siège montréalais de l'organisation, rue Papineau. Officiellement pour «permettre le nettoyage des vitrines», a indiqué hier le responsable de l'accueil.

Depuis plusieurs mois, la division montréalaise de l'Église de scientologie tentait d'attirer dans son giron de nouveaux membres par le biais de pseudo-offres d'emploi qui cachaient en fait un simple travail de bénévole. Des bénévoles affectés aux tâches administratives, mais surtout au recrutement d'autres membres qui pouvaient espérer une indemnité annuelle de 1000 à 2000 $, selon leurs capacités de recrutement.

Tout aussi discutable était le processus d'embauche. Car pour faire son entrée dans le temple de la «philosophie religieuse appliquée», le bénévole était contraint de remplir un questionnaire jugé abusif par la Commission d'accès à l'information mais aussi par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.

Et comment ! Au programme : 56 questions portant sur l'identité du «demandeur d'emploi», sur sa formation professionnelle et sa connaissance de l'Église, mais aussi sur sa santé physique ou mentale, sa vie sexuelle, l'état de ses finances personnelles, son environnement familial, ses liens avec les services secrets et même ses démêlés possibles avec la justice.


  France : Sectes et politique

Financement des sectes créant des partis politiques

Libération, 20 juillet 2002

[Résumé]

La commission des finances de l'Assemblée nationale avait adopté mardi un amendement au collectif budgétaire visant à exclure «de l'aide publique au financement des partis politiques», dès janvier 2003, «les partis ayant obtenu moins de 1 % des suffrages exprimés», lors des élections législatives.

L'intention première du président de la commission des finances, Pierre Méhaignerie (UMP), était de faire des économies : «Les contribuables n'ont pas à financer des sectes ou des mouvements commerciaux qui ridiculisent la démocratie française», explique-t-il.

La loi du 11 mars 1988 prévoit en effet que chaque formation présente dans un minimum de 50 circonscriptions reçoive un financement annuel proportionnel au nombre de suffrages recueillis par ses candidats.

En limitant le versement de la dotation aux partis qui ont obtenu plus de 1 % des suffrages exprimés, l'Etat économiserait 1,5 million d'euros par an.

Mais le législateur fait face à un vrai casse-tête : comment radier du financement «des sectes et des mouvements commerciaux» qui profitent de la manne publique, sans pénaliser les formations qui représentent, elles, de véritables «courants d'opinion».


  Chine : Actualités diverses

30 catholiques interpellés en Chine

AFP . 21 juillet 2002

[Texte intégral]

PEKIN- Trente catholiques, cinq adultes et 25 enfants, ont été interpellés pour des activités religieuses clandestines pendant des vacances dans le sud-est de la Chine, ont indiqué dimanche des responsables de police.

Soeur Chen Mei, 28 ans, a été condamnée jeudi sans procès à quinze jours de détention pour avoir donné des cours de catéchisme dans le village de Dongan, district de Lianjiang, dans la province du Fujian. "Au total, ils sont 30, dont cinq adultes parmi lesquels Chen Mei", selon le chef de la police du village. Les quatre autres adultes ont eu droit à un avertissement des autorités et ont été relâchés le jour de leur interpellation, à l'instar des enfants, âgés de 10 à 16 ans, a-t-on précisé de même source.

De son côté, la Fondation du Cardinal Kung, a déclaré dans un communiqué faxé à des agences de presse à Pékin que 31 catholiques au total avaient été détenus. L'association de défense de la religion chrétienne en Chine, basée aux Etats-Unis, accuse le gouvernement chinois de violer la liberté religieuse et demande la libération de Chen Mei et "des centaines de membres du clergé catholique romain détenus dans les prisons chinoises".

Les autorités autorisent les cultes chrétiens mais seulement dans les églises officiellement reconnues. L'Eglise catholique officielle compte quatre millions de fidèles qui ne reconnaissent pas l'autorité du pape. Une Eglise clandestine favorable au Vatican aurait plusieurs millions de membres. La répression des groupes chrétiens non officiels a été intensifiée au cours des dernières années à la suite des mesures prises contre la secte d'inspiration bouddhiste Falungong.


  Chine : Falungong

Falungong reste une épine dans le pied de Pékin

AFP . 19 juillet 2002 - N°1557 - Page 45 - par Marc Nexon

[Texte intégral]

PEKIN - Interdite il y a trois ans lundi, la secte Falungong a survécu depuis à une répression brutale et sans relâche et reste une épine dans le pied de Pékin.

Le mouvement associant méditation et enseignement bouddhiste et taoïste a été interdit le 22 juillet 1999 par Pékin, qui le considère comme un "culte malfaisant". Depuis, des milliers d'adeptes ont été envoyés en prison ou en camp de travail et beaucoup sont morts, selon des groupes de défense des droits de l'homme. Parallèlement, les autorités ont combiné persuasion et répression pour convaincre les autres de renoncer à leur convictions, tandis que la population chinoise était soumise à une propagande quasi quotidienne contre le groupe accusé de représenter une force anti-gouvernementale, sociale et familiale.

Falungong, qui revendiquait à son apogée 80 millions d'adeptes en Chine, continue néanmoins de défier les autorités communistes, à la fois dans le pays et à l'extérieur. Même les groupes de défense des droits de l'homme et les Tibétains réussissent moins bien que la secte à recruter, organiser ses partisans et diffuser son message dans le monde. "Elle est unique en un sens parce qu'elle exploite les frustrations nées des transformations de la société et de l'économie chinoises et qu'elle se sert mieux qu'aucun groupe avant elle des technologies modernes", explique James Tang, spécialiste de sciences politiques à l'Université de Hong Kong.

Après l'interdition, Falungong a pendant des mois organisé des manifestations place Tiananmen à Pékin. Plus récemment, elle a changé de tactique pour toucher directement la population chinoise. Au cours des derniers mois, des téléspectateurs, qui se comptent potentiellement par millions, ont vu des émissions favorables à la secte qui a réussi à pirater des chaines de télévision par câble ou satellite à la fureur des autorités. Le groupe a également diffuser son message dans les foyers et bureaux via des messages au téléphone, sur les fax, par courrier ou emails.

Falungong a aussi continué à recruter hors de Chine. Des occidentaux sont venus manifester contre son interdiction à Pékin tandis que d'autres harcelaient les dirigeants chinois à l'étranger. "Vu le soutien dont elle continue de bénéficier hors de Chine et sa capacité à poursuivre ses activités en Chine, je ne crois pas que le gouvernement chinois peut espèrer voir disparaitre Falungong à court terme", dit M. Tang.

La répression a pourtant porté des fruits. Des adeptes qui n'ont pas renié leurs convictions se sont faits discrets. D'autres disent que leurs yeux se sont ouverts sur l'endoctrinement dont ils étaient victimes. Yu Hua, ancienne monitrice d'auto-école, est passée par un camp de travail. Libérée l'an dernier, elle raconte que "l'on étudiait la doctrine de Falungong trois soirs par semaine, deux heures à chaque fois. Ils pensaient à notre place", dit-elle. Les chiffres précis sont difficiles à otbenir mais le siège de la secte à New York affirme que 200.000 adeptes ont été arrêtés pour des durées variables, que plus de 20.000 ont été envoyés en camps de rééducation et 450 emprisonnés. Plus de 450 personnes au minimum sont mortes entre les mains de la police chinoise, affirme Falungong.


Etats-Unis : Raël

Les raëliens mettent en vente la première "machine à cloner"

Libération, 20 juillet 2002

[Texte intégral]

WASHINGTON - La société Clonaid, créée par le fondateur de la secte des raëliens, va mettre en vente la première "machine à cloner" afin, dit-elle, de permettre la multiplication des efforts pour cloner des êtres humains partout dans le monde, a-t-on appris lundi auprès de la firme.

Cette machine a été mise au point par une équipe de scientifiques coréens, membres de la secte. Baptisée RMX 2010, elle permet de réaliser l'opération de fusion nucléaire afin d'obtenir un embryon de clone humain susceptible d'être implanté dans l'utérus d'une femme pour débuter une grossesse.

Elle peut être commandée sur le site internet de la société pour la somme de 9.199 dollars. "Non seulement nous espérons être les premiers à cloner un être humain mais nous voulons aussi contribuer à ce que les efforts de clonage puisse se multiplier partout dans le monde, afin d'aider à guérir toutes les maladies et à améliorer la race humaine", a expliqué le fondateur de la secte, Raël.

Raël s'est réjoui par ailleurs que les Etats-Unis n'aient toujours pas adopté une loi interdisant le clonage humain, une "énorme victoire", selon lui. "Cinq pays sont pleinement engagés dans des efforts de clonage: la Chine, la Suède, la Grande-Bretagne, Israël et l'Arabie Saoudite", a-t-il en outre affirmé.

La secte des raëliens a été fondée en 1973 par un ancien journaliste français, Claude Vorilhon, dit "Raël". Celui-ci, qui vit au Québec, se présente comme un prophète dans la lignée de Moïse ou Mahomet et affirme que le clonage permettra à l'humanité d'atteindre la vie éternelle. Raël, qui dit avoir 55.000 adeptes dans le monde, professe que la vie sur Terre a été établie par des extra-terrestres arrivés en soucoupes volantes il y a 25.000 ans et que les humains ont été créés par clonage.


France: Raël

Les raëliens mettent en vente la première "machine à cloner"(suite)

Automates intelligents, 22 juillet 2002

[Texte intégral]

Dans la série "la minute de Monsieur Cyclopède" qui n'aurait pas déplu à Pierre Desproges, signalons que la société Clonaid - créée par le fondateur de la secte des raëliens - met en vente sur son site web la première "machine à cloner", imaginée par une équipe de scientifiques coréens membres du mouvement.

Objectif avoué du gourou Raël (alias le français Claude Vorilhon) : "permettre la multiplication des efforts pour cloner des êtres humains partout dans le monde"... Baptisée RMX 2010 et vendue au prix de 9 199 $, cette machine est capable selon Clonaid de "créer une pulsation électronique stable nécessaire pour développer un embryon de clone humain susceptible d'être implanté dans l'utérus d'une femme".

Pour les spécialistes sérieux, il s'agit là en fait d'un électro-simulateur ordinaire de fusion membranaire, utilisés dans les laboratoires de biologie. Cela dit, et selon Clonaid, plusieurs de ces machines auraient déjà été vendues, notamment après sa présentation au salon Bio Expo Japan qui s'est tenu à Tokyo au début du mois de juillet... Notons que d'après Raël, "les humains ont été clonés par des extra-terrestres, les Elohim, qui sont arrivés sur Terre en soucoupes volantes il y a 25000 ans". Raël, qui se présente comme un prophète dans la lignée d'un Moïse ou d'un Mahomet, prétend être le fils génétique d'un Terrien et d'un Elohim, affirmant que le clonage permettra à l'humanité d'atteindre la vie éternelle.

Etonnant non ! Risible ? Peut-être, sauf que depuis 30 ans qu'il sévit, l'illuminé est aujourd'hui riche. Selon les sociologues, la secte compterait 25000 adeptes (55000 selon Raël) : manquerait plus qu'ils se dupliquent par clonage...

Bon, j'arrête de décloner...


Belgique : Raël

Vous désirez cloner Mistigri ou Médor?

La Meuse 23 juillet 2002

[Texte intégral]

Une machine à cloner en vente sur Internet

Vous désirez cloner Mistigri ou Médor? La machine qui vous permettra de réaliser la fusion de matériel génétique pour obtenir un embryon-clone est à vendre sur le Net. Elle se nomme RMX2010, est aussi sexy qu'un chargeur de batteries et coûte la bagatelle de 9.000 $. La firme qui la commercialise n'est autre que Clonaid, société liée au mouvement sectaire des raëliens.

L'engin a été mis au point par des scientifiques coréens... membres de la secte. Dans un souci de générosité , Raël - fondateur de la secte et ancien journaliste français - explique qu'ainsi, tous les efforts de clonage peuvent se multiplier dans le monde afin d'aider à guérir toutes les maladies et à améliorer la race humaine . Raël affirme que le clonage permettra à l'humanité d'atteindre la vie éternelle. Il professe aussi que la vie sur Terre a été établie par des extraterrestres arrivés en soucoupes volantes il y a 25.000 ans...


  France : Scientologie

Face à son ennemi juré, la Scientologie renverse les rôles

Libération 16 juillet 2002 par Renaud LECADRE

[Texte intégral]

Elle accuse de malversation l'ex-président de la Mission antisectes.

Les scientologues ne se contentent plus du départ d'Alain Vivien, mais exigent désormais la suppression pure et simple de la Mission interministérielle de lutte contre les sectes. n jargon scientologue, on appelle cela une «campa gne de propagande noire». Elle consiste à discréditer sournoisement et par n'importe quel moyen tout ennemi de la secte. En France, Alain Vivien, président jusqu'en juin de la Mils (Mission interministérielle de lutte contre les sectes), est son principal adversaire. Au moment de rendre son tablier, quelques jours après les législatives, Vivien se plaignait des pressions incessantes ­ procès en cascade, rumeurs incessantes ­ destinées à le «faire taire». Hier, deux des principaux responsables français de la Scientologie, Marc Walter et Danielle Gounord, sont revenus à la charge : ils ne se contentent plus du départ de Vivien, mais exigent désormais la suppression pure et simple de la Mils. «Elle devrait être remplacée par une structure de concertation et de dialogue, afin que nous puissions enfin nous intégrer dans le paysage socioculturel de la France.»

Pour cette dernière offensive qu'ils espèrent ultime, les scientologues se fondent sur des documents inter nes de la Mils, obtenus de haute lutte après saisine de la Cada (Commission d'accès aux documents administratifs) : les frais de fonctionnement de l'équipe mise en place par Alain Vivien durant ses quatre années de mandat (1998-2002). Ils dénoncent une cinquantaine de voyages, qui auraient ponctionné abusivement le budget de la Mils (1,1 million d'euros par an) : «On se pose des questions ; c'est notre argent, celui des contribuables, qui est en jeu.» Dans le registre perfide qui lui est propre, la Scientologie accompagne son petit dossier de presse de photos touristiques paradisiaques.

Réseau d'alerte. A bien y regarder, pourtant, la plupart de ces déplacements semblent correspondre à des missions de la Mils : mise en place d'un réseau d'alerte contre les sectes dans les Dom-Tom (sous les cocotiers, certes), colloques internationaux où des responsables français sont fréquemment conviés à expliquer leur arsenal particulièrement répressif. On peut évidemment contester la politique française contre les sec tes, d'autant que le pays le plus intéressé semble être la Chine, peu regardant en matière de droits de l'homme et de respect des minorités. Mais pas les frais engagés au nom de cette politique.

Les scientologues insistent alors sur les multiples casquettes d'Alain Vivien. Outre ses fonctions à la Mils, il préside l'Association française des volontaires pour le progrès (AFVP, des humanitaires tendance catho de gauche très actifs en Afrique), après avoir présidé le (CCMM, une association privée qui travaille main dans la main avec la Mils), dont sa femme Viviane était la directrice jusqu'en mars. Ce travail en tandem a fait jaser, mais rien ne permet de dire que les déplacements du couple ont fait l'objet de factures communes payées par la Mils.

Polémique. Vivien est certes mis en cause depuis un certain temps, et pas seulement par les milieux sectaires. On l'accuse de vouloir tout régenter, fort de son antériorité dans le domaine des sectes ­ alors député PS, il avait rédigé un premier rapport parlementaire en 1983. Plus fondamentalement, on lui reproche de voir des sectes partout, y compris chez les simples adeptes de médecine ou d'éducation parallèles. Jacqueline Tavernier, ancienne présidente de l'Association de défense de la famille et de l'individu (Adfi, en pointe dans la lutte antisecte) s'était publiquement opposée à lui sur le cas des écoles Steiner.

La Scientologie surfe sur ces polémiques. Le lendemain de la démission d'Alain Vivien, elle déposait un recours devant le Conseil d'Etat pour demander la suppression de la Mils, au motif que le décret qui l'avait instituée en 1998 (cosigné par Chirac et Jospin) constituerait une «violation de la liberté religieuse» doublée d'une «violation de la neutralité de l'Etat». La secte, qui revendique le statut de religion, se sent enhardie par une récente décision judiciaire : une procédure pénale pour escroquerie, ouverte en 1983 à Paris sur plainte d'ex-adeptes, vient d'être déclarée prescrite, dans la mesure où la juge d'instruction Marie-Paule Moracchini ne l'avait pas jointe à une autre procédure actuellement en cours. Forte de ce pataquès, la Scientologie a proclamé avec aplomb que le dossier était «vide de tout fondement».


  Corée du Sud : Raël

Corée du Sud: enquête sur un possible clonage humain

AFP 24 juillet 2002

[Larges extraits]

SEOUL - Les autorités sanitaires sud-coréennes ont déclaré mercredi avoir lancé une enquête sur une expérience de clonage humain d'une société liée à une secte basée aux Etats-Unis.

BioFusion Tech, une filiale coréenne de Clonaid, créée par le fondateur de la secte des raëliens, a affirmé mardi qu'une Sud-coréenne était enceinte d'un embryon cloné par Clonaid. BioFusion a ajouté que le clone naîtrait en Corée du sud ou à l'étranger si une loi l'interdisait en Corée.

Un porte-parole du ministère de la Santé a déclaré que quatre enquêteurs avaient été envoyés inspecter un laboratoire de BioFusion à Daegu. La Corée du sud n'a encore pas de réglementation interdisant le clonage humain. Un projet de loi a été rédigé par le ministère de la Santé et doit être discuté par le parlement. Le ministère n'a pas exclu une enquête pénale s'appuyant sur d'autres législations, a dit le porte-parole Lee Doo-Ri.

Un porte-parole de BioFusion, Kwak Gi-Hwa, avait dit mardi que "des scientifiques des sièges américain et coréen avaient implanté il y a un mois un embryon cloné sur une mère porteuse de moins de trente ans".

L'expérience pourrait être interrompue si des tares étaient décelées par des tests génétiques, a-t-il ajouté en référence au vieillissement précoce de la brebis clonée Dolly.

Clonaid a utilisé la même technologie que celle qui a servi à cloner le mouton.

[...........]

Soulignant la difficulté de cloner des animaux en dépit du succès médiatique de la brebis Dolly, la plupart des chercheurs mettent en garde contre le clonage, une technique qui, selon eux, produira des monstres.

Depuis la naissance de Dolly en 1997, les scientifiques sont parvenus à reproduire à l'identique des souris, des vaches, des chèvres, des cochons, des lapins et même des chats. Mais aucun singe, animal pourtant considéré comme très proche de l'homme.

Outre le fait qu'une tentative sur six, pas plus, aboutit à une naissance, un bon nombre des animaux clonés meurent peu après leur venue au monde. Et beaucoup de ceux qui survivent sont handicapés ou affligés de difformités graves.


  Belgique : Témoins de Jéhovah

Choix des Témoins de Jéhovah admis

 

La Libre Belgique, 25 juillet 2002 par Rachel Crivellaro

[Texte intégral]

Le Comité de bioéthique estime que le médecin doit respecter leur refus des transfusions sanguines. Exception faite pour les enfants des adeptes.

Le médecin est tenu de respecter le refus d'une transfusion sanguine de nécessité vitale quand elle est formulée par un Témoin de Jéhovah majeur et capable.

Tel est l'avis rendu par le Comité consultatif de bioéthique en réponse à une demande formulée en février 1999 par le Comité d'éthique local du centre hospitalier de Mouscron. "Il s'inscrit dans l'éthique de fond actuelle: celle de respecter le plus possible la volonté du patient. On retrouve ce principe dans le projet de loi sur le droit des patients", commente Léon Cassiers, le président du comité consultatif de bioéthique. Par volonté, il faut donc entendre les convictions politiques, philosophiques et religieuses du patient. Dont celles des Témoins de Jéhovah qui estiment que les transfusions sanguines sont contraires à la loi divine. Les adeptes transportent toujours sur eux un document qui stipule leur opposition à toute transfusion de sang.

Déclaration de volonté

Si le Comité accepte le principe de ne pas sauver la vie de quelqu'un contre son gré - après l'avoir informé des conséquences de son refus et lui avoir fait signer une décharge constatant son refus - il établit toutefois d'importantes distinctions. Ainsi, pour le Témoin de Jéhovah majeur mais incapable d'exprimer sa volonté - parce qu'il est dans le coma, par exemple -, le refus de transfusion formulé par ses proches ne peut suffire. Reste néanmoins le cas difficile du patient qui a exprimé sa volonté dans une déclaration antérieure "suffisamment récente"(on parle d'une période de 5 ans). Pour certains membres du Comité, le médecin peut respecter la volonté du patient; pour d'autres, il est même tenu de la respecter.

Pour les mineurs d'âges, par contre, le Comité est catégorique. Lorsque les parents Témoins de Jéhovah ne donnent pas l'autorisation de procéder à une transfusion sanguine de nécessité vitale, le médecin "peut ne pas respecter la demande des parents". Le médecin doit, si possible, obtenir la déclaration de deux collègues indépendants dont il ressort que la transfusion est vitale. Si les parents maintiennent leur refus, le médecin doit contacter le parquet et communiquer la décision, en cas d'urgence. Lorsqu'il n'y a pas d'urgence, il doit contacter le parquet pour déclencher une mesure d'assistance éducative.

Enfin, lorsque le mineur est capable de discernement, les membres du Comité sont d'avis qu'il convient d'agir en présumant qu'" une forte pression est exercée sur lui par son entourage ". Ils se révèlent toutefois divisés sur l'attitude qui doit en découler. Pour les uns, le médecin "ne peut pas"respecter le refus. Pour les autres, il peut respecter le refus mais il doit vérifier que le mineur est effectivement capable de discernement et il doit s'assurer qu'il opte bien volontairement pour le refus de traitement. En cas de doute persistant, le médecin doit prendre les mêmes précautions que pour le mineur incapable.


  France : Sectes

Pas d'amnistie en matière sectaire

Libération 25 juillet 2002

[Extrait]

Le Sénat a adopté mercredi, à une large majorité, le projet de loi d'amnistie 2002, après avoir durci davantage le texte déjà "minimaliste", adopté le 10 juillet par l'Assemblée nationale.[.........]

Le garde des Sceaux a apporté son "avis favorable" à la plupart des modifications votées par le Sénat.[.........]

Sont aussi exclus les condamnations pouvant avoir "un effet" sur la mise en oeuvre de la loi de juin 2001 sur les sectes, de même que les vols avec violence, en particulier ceux "commis dans les zones où règne une grande insécurité".[.........]

Au cours des débats, des orateurs, à droite comme à gauche, se sont interrogés sur la portée de ce texte, présenté par M. Perben comme "mesuré, équilibré", "conforme à nos valeurs humanistes" et "adapté à l'évolution contemporaine de notre société".


  Suisse : Raël

Concurrent de Raël condamné pour atteinte à la personnalité

Edicom, 26 juillet 2002

[Texte intégral]


LAUSANNE - Le Tribunal fédéral a confirmé la condamnation d'un concurrent de Raël pour atteinte à la personnalité. En 1997, le Zurichois Eduard Meier avait affirmé que Claude Vorilhon, le fondateur de la secte, était un escroc.
Affirmant avoir lui aussi de nombreux contacts avec des extra-terrestres, ce Suisse alémanique s'en était pris à la personnalité de Claude Vorhilon. Il avait dénoncé ses agissements «criminels».

La Cour suprême du canton de Zurich avait jugé qu'il avait porté atteinte à la personnalité de Claude Vorilhon. En dernière instance, le TF confirme le verdict zurichois. Il rejette l'argument avancé par Eduard Meier, qui invoquait un intérêt public.

Le mouvement raëlien a fait abondamment parler de lui ces derniers temps en raison de ses prises de position sur le clonage. Claude Vorilhon, dit «Raël», se présente comme un prophète. Il affirme que le clonage permettra à l'humanité d'atteindre la vie éternelle.


  Chine : Falungong

Le Falungong présente une menace pour toute société humaine

China Org . 26 juillet 2002

[Texte intégral]

Un porte-parole chinois a déclaré lundi à Washington que de plus en plus de personnes avaient pris conscience que la secte Falungong représentait une sérieuse menace non seulement pour le peuple chinois mais aussi pour l'ensemble de l'humanité dans le monde.

Le porte-parole de l'ambassade de Chine a souligné, lors d'une conférence de presse, que la secte Falungong n'avait jamais cessé de violer la loi et de commettre des crimes. Le nombre des morts dus à la pratique de Falungong en Chine dépasse les 1 700, et le nombre des personnes souffrant de problèmes mentaux dépasse les 600, a précisé le porte-parole Xie Feng.

En juin dernier, des groupes de la secte Falungong en dehors de Chine ont piraté des chaînes de radio et de télévision chinoises dont ils ont interrompu les programmes. "En s'attaquant ouvertement et délibérément à SINOSAT au mépris du droit et des règlements internationaux, la secte Falungong a, sans scrupule, mis en cause l'ordre des communications sans fil et lancé un défi à la civilisation", a affirmé le porte-parole de l'ambassade de Chine.

"La communauté internationale doit s'unir pour condamner et punir cette secte", a conclu M. Xie.


  Chine : Falungong

La Chine s'oppose à la Chambre des représentants des Etats-Unis

China Org . 26 juillet 2002

[Texte intégral]


La Chine exprime sa vive indignation et opposition à l'égard de la résolution votée à la Chambre des représentants des Etats-Unis sur le "Falungong", a dit Kong Quan, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, le 25 juillet à Beijing.

M. Kong a tenu ces propos en répondant à une question posée par un journaliste. Ce journaliste a demandé: selon des reportages, la Chambre des représentants du parlement américain a récemment approuvé un projet de résolution sur la secte satanique de " Falungong", proposé par Ros-Lehtinen, dans le but de soutenir cette secte insane. Quels sont les commentaires du gouvernement chinois?

M. Kong a répondu dans ces termes: Ces derniers jours, la Chambre des représentants du parlement américain, malgré l'opposition ferme de la partie chinoise, a approuvé un projet de résolution demandant au gouvernement chinois de mettre fin à la soi-disante "répression" des pratiquants du "Falungong". Cette résolution fait aveugle des faits, encourage publiquement la secte insane de "Falungong" et calomnier le gouvernement chinois et les diplomates chinois aux Etats-Unis. Nous exprimons notre vive indignation à l'égard de la résolution concernée approuvée à la Chambre des représentants du parlement américain.

Il a ajouté que les faits avaient prouvé que le " Falungong" est une organisation contre l'humanité, contre la société et contre la science. Elle a massacré des vies et commis de nombreux crimes. Si le gouvernement chinois avait mis hors la loi le "Falungong", et puni une minorité de criminels tout en prodiguant une éducation à la grande majorité des pratiquants du " Falungong", c'est justement pour protéger les droits de l'homme et la liberté des citoyens, sauvegarder la dignité de la Constitution et de la loi. Cette mesure du gouvernement chinois a été applaudie par tout le peuple dans le pays.

De ce fait, si une minorité de personnes au parlement américain, malgré les faits susmentionnés, s'obstinent à soutenir la secte insane de "Falungong" et à calomnier le gouvernement chinois, c'est qu'ils sont nourris d'un dessein inavoué.

La secte satanique est un fléau de l'humanité. Tous les pays doivent la réprimer dans des efforts communs. S'il y a des gens qui appliquent le double critère en la matière, cela n'aura pour effet que d'encourager le mal et de rencontrer l'opposition de tous les hommes épris de la justice dans le monde entier.

M. Kong a souligné que la partie chinoise avait à maintes reprises conseillé à une poignée de gens au parlement américain de voir clair la vraie nature de la secte insane de "Falungong" et de ne pas s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine.

Il a affirmé que la Chine avait déjà fait une représentation solennelle à l'Administration américaine pour exprimer l'opposition ferme de la partie chinoise vis-à-vis de la résolution de Ros-Lehtinen.


  Guatemala : Sectes

Crise du catholicisme au Guatemala

Le Soir , 26 juillet 2002

[Texte intégral]

L'église catholique est confrontée au Guatemala à la multiplication des églises évangélistes et des sectes fondamentalistes, estimées à plusieurs milliers sur l'ensemble du territoire et qui rassemblent près de 30% de la population principalement au sein des communautés indiennes.

Arrivées dans le pays à la fin des années 70, les églises protestantes, Témoins de Jéhovah, Mormons ou autres Baptistes, n'ont cessé de proliférer durant la guerre civile (1960-1996) au point de constituer un réel phénomène de société comme dans de nombreux pays d'Amérique latine. «Auparavant l'église catholique rassemblait 99% de la population, plus ou moins pratiquants. Maintenant nous représentons moins de monde, environ 70%, mais tous sont beaucoup plus fidèles», explique l'évêque Fernando Gamadero, membre de la conférence épiscopale. Secrétaire du Mouvement international de l'église de Dieu et de la Pentecôte, une secte évangéliste, José Elias estime qu'environ 10.000 églises ou sectes différentes existent actuellement au Guatemala. «L'église catholique qui bénéficie du soutien de l'Etat est totalement impliquée dans le fonctionnement politique du pays. L'Etat va payer ainsi toutes les installations pour la venue du Pape. C'est en fait la religion d'Etat, dit-il. En revanche, les églises comme la notre n'ont aucune aide. Pour un défilé dans la capitale, il nous faut demander des autorisations compliquées à obtenir. Mais nous, nous avons le soutien réel de Dieu», lance-t-il.

Parmi ces milliers de sectes originaires en grande majorité des Etats-Unis, l'église chrétienne du Verbe est la plus influente et rassemblerait selon un de ses ministres, Leonel Soberanis, «quelque 20% de la population ». L'un des membres les plus influents de cette secte fondamentaliste est l'ancien général et dictateur Efrain Rios Montt, président en 1982 et 1983 à la suite d'un coup d'Etat, avant d'être à son tour renversé. Aujourd'hui président du Congrès guatémaltèque, il sera lundi à la descente de l'avion du pape Jean-Paul II, aux cotés du président Alfonso Portillo, élu sous les couleurs du parti populiste créé par Rios Montt.

Le général, qui fut un prédicateur virulent dans un programme télévisé durant des années, avait adressé lors de la première visite du pape au Guatemala en 1983, un camouflet cinglant à l'église catholique. Non seulement il n'avait pas salué le Pape, mais la veille de sa venue, il avait ordonné l'exécution par les armes de six détenus condamnés à la peine capitale et pour lesquels l'Eglise avait officiellement demandé la grâce présidentielle.


  France : Scientologie

Une nouvelle procédure visant l'Eglise de scientologie déclarée prescrite

AFP 16 juillet 2002

[Texte intégral]

PARIS - Une procédure ouverte en 1989 suite à la plainte d'une personne se disant victime de l'Eglise de scientologie a été déclarée prescrite par un juge d'instruction parisien, a-t-on appris mardi de source proche du dossier. La prescription de cette procédure a été constatée dans une ordonnance en date du 26 juillet, alors qu'une autre procédure, remontant à 1983, avait déjà été déclarée prescrite le 12 juillet.

L'information de 1989 avait été ouverte pour "escroquerie et exercice illégal de la médecine" et confiée à la juge Marie-Paule Moracchini. Une quinzaine de personnes avaient été mises en examen dans ce dossier, notamment Danièle Gounord, une porte-parole de l'Eglise de scientologie.

En octobre 2000, Mme Moracchini avait cependant été dessaisie de cette enquête, devenue très polémique suite à la disparition de plusieurs pièces du dossier. Mme Moracchini avait été poursuivie devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour "manque de rigueur" et "atteinte à la crédibilité de sa fonction". Un an plus tard, en décembre 2001, le CSM avait toutefois estimé qu'elle n'avait pas commis de faute.

Après le dessaisissement de Mme Moracchini, la juge d'instruction Colette Bismuth-Sauron avait été chargée, à partir de novembre 2000, de poursuivre son enquête et avait mis en examen de nouvelles personnes. Dans son ordonnance en date du 26 juillet, Mme Bismuth-Sauron a cependant donné raison aux avocats de plusieurs mis en cause: "Au 4 février 1996, la prescription de l'action publique était acquise", constate-t-elle. Selon la magistrate, Mme Moracchini n'a effectué aucun acte permettant d'interrompre la prescription pendant trois ans, à compter de février 1993. Faute de tels actes pendant ce laps de temps - par exemple l'audition d'un témoin ou la mise en examen d'une personne - une procédure est déclarée prescrite. "Le bénéfice de la prescription doit être étendu à tous les mis en examen dans la présente procédure", a écrit la juge Bismuth-Sauron, constatant qu'en raison de la prescription les personnes mises en cause dans le dossier n'étaient plus poursuivies.

Maître Olivier Morice, avocat de l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu (UNADFI), partie civile dans ce dossier, a indiqué qu'il avait fait appel de cette ordonnance, ainsi que de celle en date du 12 juillet.

 


  Russie : Communistes cosmiques

Les adorateurs de Lénine et de Jésus

Le Figaro 16 juillet 2002

[Texte intégral]

Le mouvement des " les Communistes cosmiques " créé en 1933, est resté discret jusqu'en 1997. Sa demande d'enregistrement officiel au titre de parti politique, l'a fait sortir de l'anonymat. Cette requête a toutefois été rejetée.

Les Communistes cosmiques étant considérés par les autorités locales comme un groupe religieux.

Les membres vénèrent Lénine et Jésus-Christ, présent dans l'Esprit supérieur, avec lequel ils entrent en communication une fois par semaine, par la transe. Leur carte de membres est une réplique de l'ancienne carte du parti. Lors des processions qu'elle organise, la secte scande des chants sur la réincarnation, le karma, le destin de l'homme en portant des affiches de Marx, Lénine, Gogol, Tolstoï, le Christ.

Elle recrute parmi les laissés pour compte de la société russe, depuis l'effondrement de l'URSS.


  Allemagne : Actualités diverses

L'Eglise catholique réclame la non-distribution d'un livre de femmes

AFP . 31 juillet 2002

[Texte intégral]

BERLIN - L'archevêché de Munich (sud) a réclamé la suspension provisoire de la distribution d'un livre publié par sept femmes d'Allemagne, d'Autriche et des Etats-Unis qui avaient été ordonnées prêtres par un archevêque argentin le 29 juin dernier à Passau (sud).

Dans un communiqué de presse, l'archevêché de Munich explique avoir saisi la justice pour empêcher la propagation d'idées contraire au caractère sacré de l'ordination, "qui ne peut être consacré que par des évêques de l'Eglise catholique romaine", et réclame le retrait de certaines formulations dans l'ouvrage. "Nous avons été ordonnées prêtres", est le titre du livre édité par Patmos à Dusseldorf et rédigé par l'Allemande Gisela Forster, docteur en théologie à Munich et porte-parole des sept femmes.

Les sept femmes avaient été ordonnées prêtres par l'archevêque argentin Romulo Braschi, d'une Eglise catholique dissidente, assisté d'un évêque autrichien, Ferdinand Regelsberger, 68 ans, et d'un évêque tchèque. L'archevêché de Munich avait vu dans cette cérémonie "un spectacle de secte" et l'évêque de Linz, Maximilian Aichern, avait stigmatisé "une imposture sectaire qui fait schisme avec l'Eglise". Mgr Braschi s'apprête à ordonner six autres femmes --deux Argentines, une Brésilienne, une Mexicaine, une Suisse et une Allemande-- et quatre hommes l'an prochain en Allemagne.

Le Saint-Siège, dont le droit canon interdit l'ordination des femmes et la réserve aux seuls "hommes baptisés", ne reconnaît pas l'Eglise catholique apostolique charismatique Jésus Rey, qui revendique 13.000 adeptes dans le monde, en Europe, Amérique du nord et du sud, Afrique, et dont le siège est à Munich. Elle se réclame de "la liturgie de la parole" et de la succession apostolique de Saint-Pierre, le premier des apôtres de Jésus-Christ.