Etats-Unis : Scientologie

L'imparable méthode de la Scientologie pour infléchir les juges

(source : BULLES  n° 62,  2ème trimestre 1999)

Traduction d'un article de FACNet (Combat contre les réseaux de manouvres coercitives)




Premier pas.
Seconde étape.
La prise au piège
Conclusion.


Etats-Unis, 1er octobre 1998.

Lors d'une interview de 20 heures avec un transfuge de la Scientologie ayant appartenu au "leadership", Jesse Prince, un sujet d'intérêt particulier aété abordé concernant la manière dont la Scientologie agit en secret auprès des juges sans se faire prendre.

Il faut être informé des "écritures sacrées", qui sous-tendent les infâmes tactiques d'intimidation de la Scientologie.

Cela s'appelle L'art de la guerre selon Sun Tzu, texte écrit il y a plus de 2400 ans en Chine, et qui a été adopté par la Scientologie comme manuel d'entraînement pour ses"staffs".

La Scientologie demande à ses services de renseignement de connaître ce texte portant sur les liens et sur les points faibles de votre adversaire.

 Premier pas.

Rassembler l'information nécessaire pour soumettre le juge à un chantage Grâce à un ODC (over data collection - répertoire de données sur des actes fautifs), sont répertoriées toutes informations légalement saisissables concernant le juge, un profil complet de celui-ci, y compris ses décisions judiciaires, des documents légaux, ses liens personnels et professionnels et l'histoire de sa vie. Peu importe le prix, le juge est observé jusqu'aux ultimes détails : ce qu'il aime ou déteste, où il mange, boit et joue. Ses amis actuels ou anciens, ses relations et ses collègues sont interviewés pour recueillir de l'information,"amicalement"ou"mine de rien"(near invisible).

En même temps que l'ODC, un recueil secret de données est constitué. Un tel processus implique l'acquisition illégale d'informations concernant le juge, y compris sur ses rentrées fiscales, ses relevés téléphoniques et bancaires, ses rapports médicaux, ses relevés de carte bancaire, et de tous autres relevés privés. encore une fois : peu importe le prix. Ces relevés sont minutieusement examinés à la recherche de tout ce qui pourrait être source de déstabilisation ou d'embarras pour le juge. Il s'agit de chercher de l'information pour faire savoir au juge que quelqu'un en sait suffisamment sur sa vie pour causer sa ruine.

De plus, pour compléter les informations ci-dessus, la liste secrète de données peut aussi comprendre des interviews sous forme de confrontations qui soient contradictoires avec les interviews "amicaux" de l'ODC, interviews sur les relations actuelles et passées du juge. Les enquêteurs fouillent alors plus à fond dans les habitudes personnelles du juge, ses faux pas, ses ennuis et ses problèmes familiaux. Quiconque ayant une rancour contre le juge est particulièrement courtisé pour rechercher des informations dommageables, aussi bien que pour des indications sur d'autres personnes rancunières envers le juge.

Le type d'informations, que les enquêteurs cherchent, inclue n'importe quoi et tout ce qui pourrait s'avérer dommageable ou embarrassant pour le juge, tel que les versements pour la pornographie ou les "sex services", l'utilisation illégale d'argent ou les problèmes financiers, les conflits d'intérêts à l'intérieur du devoir judiciaire, les relations avec des gens équivoques et les problèmes familiaux, matrimoniaux, mentaux ou médicaux.

Seconde étape.

Révéler ces informations compromettantes sans exposer la Scientologie à être accusée de tripotage.

Ce pas est le véritable trait de génie méthodologique du mécanisme à toute épreuve pour infléchir un juge. Ils usent alors de nouvelles personnes pour progresser parmi les relations personnelles et professionnelles du juge. Sous couvert de conversations apparemment anodines, de contacts apparemment sans histoires, les messagers de la Scientologie parlent aux anciens associés, anciens employés, amis, ex-épouses, flirts, copains de golf, barmen etc.

Au cours de ces rencontres deux importants messages doivent être transmis par les messagers à la solde de la Scientologie aux personnes de l'entourage du juge. Le premier : la relation du juge donne quelques bribes d'information secrète astucieuse et dérangeante concernant la vie privée du juge. Et deuxièmement, au cours d'une autre partie de la conversation, la Scientologie est mentionnée. L'envoyé de celle-ci ou bien fait des commentaires favorables sur la Scientologie ou mentionne "en passant" qu'ils ont entendu que le juge traitait d'une affaire sur la Scientologie et que le juge ferait bien d'y aller doucement parce que c'est un si bon groupe religieux.

La réaction de la part de la relation du juge à cette révélation dérangeante et au subtil soutien à la Scientologie est prévisible. La relation prend contact avec le juge et s'enquiert de la rumeur. Vraisemblablement le juge veut savoir qui a donné l'information, et il peut ou ne peut pas découvrir qu'il a été question de la Scientologie.

 Ce qui rend la tactique vraiment puissante est le nombre des impacts propres à décontenancer le juge plutôt que la survenue d'un seul impact ; que cela vienne de plusieurs voies, qui s'accumulent et s'entrecroisent, a pour effet de causer la détresse du juge. Le juge n'entendra pas d'informations dommageables à partir d'une seule relation, mais plutôt de plusieurs réparties dans le temps, chacune relative à un secret personnel différent.

Après un certain nombre de ces appels, le juge commencera à craindre que quelqu'un puisse dénoncer des points vulnérables. Tôt ou tard le juge découvrira aussi qu'un propos favorable à la Scientologie est toujours associé à chacune des révélations sur ses relations. Mais un très habile aspect de cette subtile tactique de déstabilisation est que la Scientologie ne peut pas y être reliée.

 Personne de la Scientologie ne transmet de message au juge. Ce sont les propres relations du juge qui sont dupées en transmettant les messages, en égard à leur intérêt personnel et légitime pour le bien du juge.

Le juge est aussi placé dans une impasse. Bien sûr il n'a aucun motif pour traduire ses amis ou anciens collaborateurs devant les Autorités ; pourtant, collectivement ils ont bien soumis le juge à une menace voilée. Ils ont agi de leur propre gré et indépendamment de leur propre considération amicale ou professionnelle envers le juge.

Ils n'avaient aucune idée de ce qu'ils travaillaient au profit de la Scientologie. Aucune personne n'a délivré de message d'intimidation assez complet pour que ce soit une tentative d'influencer le juge. Les messages individuels ont représenté une menace si subtile que le juge ne peut pas attirer sur elles l'attention des Autorités sans paraître ridicule ou paranoïaque.

 Là  réside la grande habileté des procédés d'influence sur les juges, jusqu'à ce qu'une claire menace ressorte du puzzle : "allez y doucement, sinon chacun des secrets de votre vie privée sera dénoncé". La menace apparaît indistincte, et n'est pas reliée à la Scientologie.

 Le juge ne peut rien en faire.

La prise au piège

Si les méthodes précédentes paraissent ne pas infléchir les décisions du juge dans un sens favorable à la Scientologie, l'étape suivante est l'opération conduisant à refermer le piège. La Scientologie a accumulé toutes les données pour "épingler"(stinging opération) le juge. La favorite use du "sex-sting". Une fois en Floride elle a payé 260 000 $ pour placer un juge sur un yacht avec deux prostituées (voir www.facnet.org/scientologie/adversa.htm - allez sur la partie relative aux juges pour plus amples détails).

Récemment des décisions si bizarres ont été prises par des juges concernant la Scientologie que même le Wall Street Journal a écrit un article de sa direction pour souligner comme ces décisions paraissaient excentriques (voir www.marcab.com/white.txt).

Peut être y a-t-il dans les coulisses plus que nous en savons.

 Conclusion.

Nous espérons que les juges ayant à traiter d'affaires de la Scientologie dans le monde liront cet article et préviendront leur entourage pour ne pas laisser compromettre leur intégrité par cette secte brutale (ruthless cult).

La notion scientologue de "over data collection" évoquée par cette noterecueillie sur FACTnet, quant à la manière de circonvenir et infléchir les juges, se trouve confirmée à la page 38 de l'opuscule publié en avril 1998 par le Länd de Hambourg : Der geheimdienst der Scientology organisation .
 



Documentations diverses
sur la Scientologie

Home Page
Sectes = danger !